Historique du restaurant
La Crêperie à la Gourmandise Bretonne

Crêpière

En 1973, Carole Legault est serveuse dans une crêperie à Sainte-Adèle, où elle est rapidement prise en charge par Marise Bizouane, qui devient alors son entraîneuse crêpière. Carole prend de l’expérience et adore ce qu’elle fait. Vous connaissez le dicton « Quand l’élève dépasse son maître… » ? Eh bien ! C’est ce qui arrivera. Talent naturel ou passion ? Quelque trente ans plus tard, Carole est toujours la « crêpière en chef » des Laurentides : elle a une main de maître… crêpière. Ne la défiez pas, elle ne craint pas de vous faire une démonstration. Tout est dans la façon de travailler son poignet.

Mais revenons à nos moutons. En 1982, Carole est serveuse à la crêperie La Gourmandise. Avec M. Guy Scheffer, alors propriétaire, elle s’occupe de tout et prend vite la gérance du personnel, de l’inventaire, des commandes, de la mise en place. En fait, de tout. Elle prend tellement son travail à cœur qu’elle travaille comme si le commerce lui appartenait. Puis elle rencontre Jacques Vaudry : le coup de foudre. En 1986, après neuf mois de fréquentation, ils achètent le commerce. Maison familiale convertie en restaurant, l’établissement contient 60 places. Les nouveaux propriétaires, deux travailleurs infatigables, déterminés et, surtout, très méthodiques, font quelques rénovations, peinturent l’extérieur de la bâtisse, aménagent différemment l’intérieur, et c’est parti pour la gloire. Depuis, c’est le bonheur et la réussite. Et la belle histoire d’amour continue.

En 1988, Carole et Jacques agrandissent l’intérieur du restaurant afin d’accueillir plus de 90 personnes. Puis, en 2006, ils ferment la terrasse. Carole s’occupe de la décoration et le restaurant peut désormais recevoir entre 160 et 170 personnes assises. Il est ouvert sept jours sur sept, midi et soir. Jacques, qui a de l’expérience en cuisine, s’assure au départ de son bon fonctionnement. Puis, c’est le cas de le dire, il met la main à la pâte et s’occupe des autres tâches, telles que la paie, les réparations et l’aménagement intérieur et extérieur. Il est très doué en décoration. En fait, vous vous devez de passer par là à l’Halloween. C’est vraiment superbe. Féérique. Très original. Ensuite, c’est la période des Fêtes de Noël, et la magie continue, à l’extérieur comme à l’intérieur, où vous serez accueillis dans la féérie des Alpes.

Crêpière

Parlons du menu. Vous constaterez que la spécialité de la maison est, bien sûr, la crêpe bretonne. Une crêpe aux 40 secondes! Véronique, la crêpière, vous offre un choix de quelque 300 crêpes, tant nature qu’avec œuf, fromage, béchamel, végétarienne, italienne, aux fruits de mer, en plus de toutes les garnitures que vous pouvez imaginez. Quel spectacle à voir! Et je ne vous ai pas parlé des crêpes desserts. Quels délices! Il y en a plus d’une cinquantaine, sans oublier leur autre spécialité : « La Vieille Chipie ». D’où vient le nom ? Eh bien, à l’époque où Carole travaillait pour Marise Bizouane, elles avaient fait une crêpe dessert qu’elles avaient appelée « La Marise ». Rendue à son restaurant, Carole avait gardé le nom. C’est alors que la fameuse Marise avait téléphoné à Carole car elle s’était aperçue que ce nom était resté. Elle ne voulait pas que Carole, rendue maître crêpière à ce moment et quand même assez célèbre pour ses crêpes, garde son nom.
Carole lui dit alors : « Eh bien tu vois, maintenant ce sera la crêpe La Vieille Chipie. Merci ! ».

Crêpière

En plus de vous proposer crêpes, soupes maison et salades exquises, le chef Stéphane, qui est en charge des mises en place, des commandes et de tout l’univers de la cuisine, vous propose aussi des fondues chinoises, au fromage suisse ou à La Gourmandise (un mariage de fromage suisse, de tomate, de vin blanc et d’ail : tout à fait savoureux), sans oublier les fondues au chocolat ou au sucre à la crème, cette dernière servie avec pain, bananes et guimauves. Miam Miam. J’oubliais les raclettes avec tous les accompagnements : il n’y a pas de mots pour les décrire. Je pourrais également mentionner, au passage, les différentes entrées dont les rouleaux d’asperges gratinés, la coquille St-Jacques, les escargots, et j’en passe.
Ce qui caractérise surtout la réputation de la crêperie, c’est la constance des produits. Si vous mangez la soupe à l’oignon, qui est délicieuse, et que vous la reprenez l’année d’après, vous retrouverez exactement le même goût. La même chose pour la salade Gourmandise, dont vous pouvez acheter la savoureuse vinaigrette, sans parler des crêpes et autres. À part tout cela, l’autre caractéristique de la Crêperie est la mise en place. Vous devriez visiter les réfrigérateurs et les immenses garde-manger. L’organisation et la structure en sont l’orgueil des propriétaires : c’est de toute beauté. Et tout est fait en fonction de n’avoir aucune perte et d’être toujours prêt lorsqu’un groupe arrive à l’improviste. Ils ne sont jamais mal pris. Tout est pensé. Amenez-en, de la visite!

Il ne faudrait pas que j’oublie de préciser que la plupart des recettes ont été créées par Carole elle-même. Personne très curieuse, soucieuse de l’excellence du goût et de la constance, elle semble avoir établi ces critères comme une priorité. Et je crois bien que c’est à la base de sa réussite. Attirée par le client passionné, elle voit défiler aujourd’hui ses clients avec leurs enfants, ou tout simplement ses clients, leurs enfants et même leurs petit-enfants. Ses efforts ont été récompensés. Elle pourrait écrire une belle histoire après toutes ces années.

Pour ma part, c’est mon rendez-vous doux du vendredi soir. Pourquoi ne pas m’y rencontrer, on parlera de cette belle histoire d’amour… À vendredi!

source: Johanne Aude, « La Crêperie à la Gourmandise Bretonne: Le Fruit d'un grand amour...", Brigade Printemps 2008 - Halte gastronomique > Laurentides , Volume 2, numéro 1, pages 16-17.